Matheus Camilo s'apprête à défier Nazim Sadykhov sur ses terres, à Bakou. Le Brésilien ne craint pas l'ambiance hostile et se sent même "à la maison" loin de chez lui, convaincu que la pression pèsera bien plus sur les épaules de son adversaire. Une stratégie claire se dessine pour cette confrontation cruciale.
Le choc est imminent dans la capitale azerbaïdjanaise. Alors que Nazim Sadykhov arrive sur cette carte après la première défaite de sa carrière à l'UFC, un KO au deuxième round face à Fares Ziam, Matheus Camilo aborde ce duel avec la confiance d'une victoire récente. Le Brésilien, qui avait battu Slava Borshchev par décision en novembre dernier, voit dans cette situation un avantage psychologique non négligeable.
« Je pense que tout combattant qui sort d'une défaite ressent déjà plus de pression, surtout quand il se bat à domicile », a déclaré Camilo à MMA Fighting. « Je crois qu'il va être sous une énorme pression. Et d'après ce que j'ai vu dans ses combats, comme lorsqu'il a affronté Fares Ziam, il a tendance à s'effondrer dès que son adversaire commence à mélanger le striking avec les takedowns. Je pense que c'est la voie vers la victoire. »
Ce n'est pas la première fois que Matheus Camilo combat hors des États-Unis. Sa victoire en Corée du Sud contre Dorobshokh Nabotov, qui lui a valu son contrat avec l'UFC en 2024, lui a fourni une expérience précieuse. Vivant à Las Vegas, il apprécie ces déplacements qui l'éloignent de son quotidien et lui permettent une concentration totale sur le combat à venir.
« L'énergie ici est sans pareille. J'ai hâte de me battre », a-t-il affirmé. « Quand vous concourez dans un endroit comme celui-ci, vous devez sortir de votre monde habituel et vous concentrer entièrement sur le combat. Cela vous sort de votre zone de confort. J'apprécie vraiment cela. C'était la même chose quand je me suis battu en Corée du Sud. Culture différente, langue différente, gens différents. Cela m'a beaucoup aidé. » Il ajoute, amusé, que le climat local, chaud et humide, lui rappelle même son Brésil natal.
À 25 ans, le poids léger considère Nazim Sadykhov comme l'adversaire idéal pour confirmer son ascension. « C'est un bon adversaire, un bon striker, donc ça va être un grand combat », a-t-il prédit. « On va se jeter, mec. » Une victoire à Bakou pourrait lui ouvrir de nouvelles portes et créer d'importantes opportunités au sein de l'UFC.
Du rêve à la réalité : le parcours de Matheus Camilo
Au-delà de l'enjeu sportif immédiat, Matheus Camilo porte avec lui le poids d'un rêve d'enfant devenu réalité. En 2024, un an avant de faire ses débuts à l'UFC, le Brésilien travaillait comme chauffeur VTC aux États-Unis, s'entraînant sans relâche en attendant l'appel. Aujourd'hui, il foule les scènes internationales, animé par une profonde gratitude.
« Le sentiment que j'ai d'être ici, c'est la gratitude », a-t-il confié. « Depuis la première fois que j'ai mis les pieds ici, c'est ce sentiment. Gratitude envers Dieu pour tout. Je me souviens encore quand j'étais enfant et que j'ai commencé à m'entraîner, j'avais ce rêve de me battre et de voyager à travers le monde grâce à ce sport. Je vis ce rêve aujourd'hui. » Une philosophie qui l'accompagne dans chacun de ses combats, rappelant que chaque étape est une bénédiction dans son extraordinaire parcours.